L'obésité en France
En France :
Près de 15% des adultes et 3,5% des enfants sont touchés par l'obésité selon les chiffres de 2011 de la Haute Autorité de Santé (HAS).
Des statistiques légèrement en dessous de la moyenne européenne approchant les 16% d'adultes obèses. Mais des chiffres en progression de plus de 10% depuis 2006 sur le territoire national.
A noter également, des disparités en fonction des zones géographiques: la région du Nord-Pas de Calais est par exemple la plus fortement touchée (20.6%) par l'obésité, suivie de l'Est (17%) et du Bassin Parisien (16.6%).
Un facteur social imposant
Si l'obésité dépend principalement de prédispositions génétiques et d'une consommation trop importante d'aliments riches en calories, sa progression va de pair avec l'accroissement des inégalités sociales, selon la HAS.
Un enjeu de poids
L'obésité est devenue la cinquième cause de mortalité dans le monde, rattrapant le nombre de décès dus au tabagisme aux Etats-Unis.
Redoubler de vigilance sur l'obésité infantile
L'obésité infantile entraîne de manière précoce des difficultés respiratoires, un risque élevé de fractures, une hypertension artérielle, une résistance à l'insuline et des problèmes psychologiques (dépression,...). Ces enfants présentent donc un risque de mourir prématurément. C'est pourquoi la HAS recommande aux parents et aux pédiatres d'améliorer le suivi des courbes de croissance, notamment avant 6 ans, période pendant laquelle le rebond d'adiposité précoce est un indicateur fiable d'un risque d'obésité future. Un problème d'autant plus important que si le surpoids s'installe pendant l'adolescence, un enfant a 50% à 70% de risques de rester obèse une fois adulte.
Vers un élargissement des moyens de lutte
Pour réduire l'obésité, l'OMS sensibilise l'industrie agro-alimentaire. Parmi ses recommandations: réduire la teneur en graisse, sucre et sel de ses produits et proposer des produits sains et nutritifs à un prix abordable.
En ce sens, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes veille au bon respect des règles européennes d'étiquetage nutritionnel sur tous les produits de consommation alimentaire. La HAS, quant à elle, recommande aux médecins généralistes d'aller au devant des risques qu'encourent leurs patients en surpoids. Elle préconise particulièrement l'accompagnement diététique et psychologique ainsi que l'incitation au sport. De plus le Programme national nutrition santé (PNNS) propose des conseils fiables et scientifiquement validés liant alimentation et activité physique.
Par Solène Godin, publié le

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